Un tromblon à silex, c'est un vieux rêve...si celui d'Armae est bien je vais finir par me l'offrir, ou me le faire offrir
J'ai retrouvé dans mes bouquins un petit ouvrage de 40 pages sur l'histopire des tromblon : "The blunderbuss 1500-1900" édité par Museum Restoration Service (ISBN 0-919316-32-

en 1994.
D'après l'auteur, le tromblon serait d'origine allemande mais ce serait les hollandais qui auraient développé ce type d'arme pour leur marine, d'où le tromblon serait passé en Angleterre.
Les Anglais l'on utilisé en mer mais aussi comme arme de défense pour les voyageurs. L'Angleterre a souffert jusqu'au XIXème siècle d'une incroyable insécurité sur ses routes. Le bandit de grand chemin était chez eux une véritable institution qui s'est dévéloppée suite à la guerre civile et a perduré à grande échelle surtout à cause de l'absence de police en dehors des villes. L'arme de prédilection de ces bandits était une paire de pistolets faciles à dissimuler pour se fondre dans le décor, alors que le tromblon était plutôt l'arme des honnêtes gens qui n'avaient rien à cacher et qui voulaient disposer d'une importante puissance de feu à courte portée. Le tromblon était aussi une arme de choix pour la défense du domicile rural. Les pistolets étaient trop chers et les fusils faisaient peser le soupçon de braconnage. Un tromblon chargé, bien au sec au dessus de la cheminée était commun aux XVIIème et XVIIIème siècles.
Au début XIXème des réformes de la police et des lois moins sévères ont permis d'éradiquer le phénomène mais les companies de transport ont continué un certain temps à utiliser un garde armé (shooter) équipé d'une paire de pistolets et d'un tromblon. Le règlement ptévoyait que pour éviter les ratés, le tromblon devait être rechargé une fois par semaine. Ceci donne une idée du temps moyen de conservation d'une charge dans un silex. La charge était toujours constituée de chevrotines.
La Royal Navy a aussi utilisé le tromblon mais les textes d'époque mélangent souvent tromblon et mousqueton. En fait cette arme ne semble pas avoir été utilisée en grand nombre, du moins dans sa forme légère destinée au combat individuel. Un règlement du XVIIème siècle précise qu'un bateau devait posséder un tromblon par tranche de 10 canons, ce qui est peu.Par contre de gros tromblons montés sur pivot étaient communs et souvent confondus avec les tromblons communs dans les recherches. Ce n'est que dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle que des tromblons "militaires" sont apparus. Ils reprenaient les pièces du Brown Bess et avaient un canon avec une bouche tulipée style artillerie. L'armée s'en servait dans les places fortes et pour des gardes.
Dans l'ensemble le tromblon a été plus une arme civile-diligences, voyageurs, domicile, marine marchande-que militaire.
Le livre s'attaque aussi a une légende tenace montrant les premiers colons américains armés de tromblons. En fait le tromblon a été peu utilisé en Amérique où il ne servait pas à grand chose. Un fusil lisse était bien plus utile, chargé avec une balle ou du petit plomb il permettait toutes les chasses et la défense. Les forteresses françaises semblent en avoir possédé plus mais stockés en cas d'attaque.
Bien sûr le tromblon a été utilisé ailleurs qu'en Angleterre et les français en produisaient pas mal, y compris sous forme de pistolets,préférant le canon en "trompette" avec des variantes à bouche ovale. En général, ces armes ont connu de beaux jours dans le monde méditerranéen où ils étaient bien utiles sur les galères tant pour les abordages (plus fréquent que sur les océans) que pour maintenir la chiourme en respect. La forte dispersion et l'aspect redoutable de la bouche en faisaient en effet une arme propice à garder des prisonniers et les négriers en ont aussi fait usage.
Sauf pour les tromblons orientaux, ce sont toujours des armes simples, sans décor, à vocation strictement utlitaire, dotées de bonnes platines.
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L.W. Free and Armed