Début 1868, la Spencer Company introduisait sa nouvelle ligne améliorée de carabines et de fusils "New Model" en espérant renverser la tendance énonomique désastreuse.
Ces nouvelles armes étaient presque identiques aux modèles 1865 et 1867.
Pendant que la firme s'obstinait à changer le détail mineur du mécanisme d'extraction, elle se rendit compte que les beaux jours étaient derrière et qu'il n'y aurait plus d'avenir.
La rapide avancée technique des cartouches et des armes post civil rendait la Spencer obsolète.
Les numéros de série des armes ayant survécues indiquent une production d'environ 5000 "New Model" carbine et 1000 "New Model" version rifle pour l'année 1868.
Malgré l'absence d'archive de la compagnie pour cette période, nous pouvons penser que peu de celles-ci furent vendues.
Les ventes ralentirent, la compagnie cessa sa publicité dans le Army and Navy journal après la parution du 1er octobre 1868.
Bien que les machines outils devinrent silencieuses, l'approvisionnement en pièces à la Springfield Armory se fit durant plusieurs mois.
Il apparait que pendant cette période, les défauts de fabrication apparaissent de plus en plus fréquement:
Métal de moins bonne qualité, vis qui cassent, un courrier du 31 mars 1868 adressé au chef de l'ordnance à Washington DC mentionne les difficultés par temps froid de chambrer une cartouche à partir du magasin jusqu'a ce que ce tube soit réchauffé, la température extérieure étant de -11° à 7 heure du matin à Fort CF.Smith MT le 28
décembre 1867....
Difficulté également d'extraire les étuis d'un canon chauffé par quelques dizaines de coups tirés rapidement.
Plusieurs facteurs qui interviennent dans la faillite de l’entreprise de fusils à répétition Spencer. le manque d'évolutivité du système et de la munitions,les avances technologiques armurières et d'autres conditions d’après-guerre ont toutes signifié la fin pour la Boston Armory.
Des limitations de conceptionLe facteur le plus significatif dans la débâcle de l’entreprise réside dans la conception malheureuse du mécanisme d’armement Spencer, qui ne permettait l’utilisation de cartouches de deux inches de longueur maximum (environ 5 cm).
Les Spencer ne pouvaient tout simplement pas fonctionner avec les cartouches à percussion centrale, plus puissantes de la fin 1860. Les escarmouches à longue distance sur la frontière Ouest demandaient des cartouches avec des trajectoires plus plates et des vitesses à la
sortie du canon plus importantes, que les Spencer n’acceptaient pas. L’entreprise
était incapable d’introduire une nouvelle conception de fusil, et les acheteurs ne souhaitaient pas acheter une arme chère, déjà périmée.
Manque de contrats gouvernementaux importantsLa Spencer Company n’est pas parvenue à établir des contrats importants avec des gouvernements étrangers dans les années post guerre civile. Malgré de considérables efforts de leur part, l’entreprise n’a pas été en mesure de générer de substantielles ventes au Canada, Angleterre, France ou Turquie. Chaque pays conduisit ses propres essais d’armes et bien qu’ils aient tous estimé que la carabine Spencer avait de la valeur, aucun n’allait la préférer à un simple-coup qui pouvait tirer de plus puissantes munitions à percussion centrale. Plus important, la pencer Company n’a pas réussi à conclure d’autres commandes du ouvernement US: les armureries fédérales possédaient déjà un stock suffisant
d’armes à répétition Spencer non utilisées (des carabines des premiers modèles 1865), suffisant pour équiper les unités sur la frontière ouest.
Concurrence des autres fabricants d’armes Les années après la guerre civile ont vu des douzaines de fabricants d’armes Américains se battre pour le marché civil. La prospérité que chacune de ces entreprises connut durant la guerre s’est tarie soudainement lorsque les contrats militaires cessèrent. La demande
civile pour des armes à levier d’armement a toujours été minimale. Le Spencer Company se retrouva en concurrence avec d’autres fabricants avec le même problème : trop d’armes, trop peu d’acheteurs. La Spencer Company a également souffert d’autres malheurs :
à la fin de la guerre elle est devenue l’un des plus grands fabricants d’armes privés américains, produisant plus de 4.500 armes à répétition par mois. Le vieil adage “plus haut vous êtes, plus dure sera la chute” ne s’appliqua que trop bien à la Spencer Company. Les commandes en déclin entraînèrent le licenciement de douzaines d’ouvriers compétents,
pendant qu’une coûteuse fonderie et de nombreux locaux à machines devaient être maintenus
en état de marche.
De précédents auteurs avaient spéculé sur le fait qu’une des principales raisons de la faillite de la Spencer Company était la “saturation d’armes à levier d’armement sur le marché, dans les années qui ont suivi la guerre civile”. Il n’en était rien. Un analyse minutieuse des registres de vente d’armes en surplus montra que la plupart des armes qui étaient sorties
entre 1865 et 1869 étaient hors d’usage, où étaient de piètre qualité comme la carabine Hall, ou des armes à levier d’armement qui tiraient des munitions spéciales comme la Smith ou les carabines Burnside. Les ventes de fusils à répétition Spencer en surplus par le gouvernement montraient que les grandes quantités ont été produites après la fin 1870.
Les fusils et carabines à répétition Spencer achetées par le gouvernement auraient difficilement saturé le marché.
La Winchester Repeating Arms Company de New Haven, Connecticut, a du trouver encourageant le déclin de la Spencer Company. Leur fusil à répétition modèle 1866 a été un successeur prouvé du fusil Henry et ils continuaient à recourir à tous les moyens légaux pour réduire toute concurrence. A l’assemblée des actionnaires le 16 Novembre 1868, La Winchester Company a proposé le rachat de la Spencer Repeating Rifle Company, en hibernation : un comité constitué de MM Winchester, Bishop, et Wheeler a été envoyé à Boston avec le “pouvoir d’acheter tous les actifs de l’entreprise”. Les détails de la réunion ne sont pas connus et, contrairement à ce que les auteurs ont toujours dit, la Winchester Company n’a pas racheté la Spencer Company !”. Le Chickering Building, qui fut longtemps le siège de la meilleur arme de la décennie, demeura silencieux. Le registre des sociétés au siège de l’Etat à Boston montrent que en Décembre 1868, tous les biens de la Spencer Company ont été vendus à la Fogatry Repeating Rifle Company, un fabricant d’armes local avec moins de trois ans d’expérience dans la rude ère de production d’armes d’après-guerre. Valentine Fogatry acheta les actifs de l’usine Spencer en premier lieu car il avait besoin de machines spécialisées de fabrication d’armes. Si Fogatry pouvait obtenir un lucratif contrat gouvernemental, les machines de Spencer seront nécessaires pour atteindre les besoins de production anticipés. Les machines étaient en bon état de fonctionnement, vieilles de moins de 7 ans, et étaient disponibles au prix de liquidation. Ainsi Fogatry procéda à l’acquisition, et la Spencer Repeating Rifle Company n’était plus.
Un mois après la prise de contrôle par Fogatry, les propriétaires écrivirent au ministère de la défense, demandant une commande pour livrer soit des armes Spencer ou Fogatry.
La réponse était très prévisible :
La Fogatry Rifle Co déclare que la Spencer Repeating Rifle Company and the Fogatry
Rifle Company se sont réunies sous la dénomination Fogatry et prennent les commandes
d'armes.” Ordonnance Office,
28 Janvier 1869
Respectueusement renvoyé au ministre de la guerre.
Il y a actuellement dans les Arsenaux, trente-trois mille (33.000) carabines Spencer en état de marche, de calibre .50, et sept mille (7.000) carabines de calibre .52 en état de marche, un nombre suffisant pour les besoins en perspective des armées pour les années à venir. Je ne puis, de ce fait, recommander de passer commande pour ces armes pour le moment.
T.J treadwell
Bvt Lt.Col Ord.
In charge. ---------------------------------------
Fogatry continua de fournir des pièces détachées Spencer au ministère de la défense tout au long de l’hiver 1868 et pendant les mois du printemps 1869. John H Welles, anciennement cadre de la Spencer Company, continua de travailler pour Fogatry et écrivit de nombreuses
lettres à l’Ordonnance Office pendant cette période, utilisant le nom de la défunte
Spencer :
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Spencer Repeating Rifle Company, Boston, February 23.1869
Col J.G Benton U.S.a
Commanding national Armory
Springfield Mass.
Monsieur,
Nous avons reçu votre lettre du 18 et nous pouvons fournir les pièces que vous demandez.
Deux jours seront nécessaires à compter de la réception de votre commande pour fournir les canons. Les autres pièces sont prêtes, sauf si vous souhaitez des encoches sur les broches de culasse pour l'arrêtoir Stabler, nous devons les chauffet pour réaliser cette encoche. Les prix seront les mêmes que ceux fixés par Cols Hagner et Thornton
pour les travaux dans le cadre de notre contrat pendant la guerre.
Canons= $7.07
percuteurs= 0.50
leviers de garde = 0.70
chiens= 0.73
Si vous envisagez de commander ces pièces, il nous sera utile de le savoir dès que possible.
John H.Welles ---------------------------------------
Spencer Repeating Rifle Company, Boston, February 23.1869
Col J.G Benton U.S.a
Commanding national Armory
Springfield Mass.
Monsieur,
Nous vous adressons deux caisses de pièces détachées, selon votre commande du 24 février 1869. Nous y joignons une facture en deux exemplaires. Nous espérons que le retard dans l’envoi n’aura entraîné aucun inconvénient pour vous.
Pouvez-vous nous vendre deux ou trois barillets de fusils Springfield qui ont été renforcés avec des tubes en acier et de plus petit calibre, comme ceux que vous utilisez pour les nouvelles armes à répétition Allin fabriqués à l’Armurerie. Ou sera t’il nécessaire de solliciter le général Dyer ? Si vous pouvez nous en envoyer trois, nous vous serions vraiment
reconnaissants.
Sera t’il nécessaire pour nous de déposer une réclamation contre le Bureau de l’Ordonnance pour deux caisses de cartouches envoyées le 2 décembre 1863 à vous, à létat-major de l’Arsenal à Washington. Les factures vous ont à présent été envoyées mais pour quelque raison, nous n’avons jamais été payés. Nous pensions vous écrire à ce sujet à
plusieurs reprises mais avons négligé de le faire.
John H.Welles ----------------------------------------